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GR20

Corse · De Calenzana à Conca

GR20

L’épine dorsale granitique de la Corse, la traversée balisée la plus dure d’Europe

Point à point Calenzana → Conca Révisé en 2026

En un coup d’œil

Distance
180 km
Durée
13–16 jours
Dénivelé positif
12 500 m
Point culminant
2 225 m
Difficulté
Expert
Pays
France
Meilleure saison
De mi-juin à fin septembre
Balisage
Bon
Points d’eau
Modérés
Transfert de bagages
Non disponible
Hébergement
Refuges, Campings
Permis & réservations
Non requis

Avant ou après la randonnée

Visites et excursions à Ajaccio · Calvi

Quelques options bien notées pour les jours de repos avant ou après la randonnée (GR20). Les prix sont le prix de départ actuel du prestataire.

Liens d’affiliation : si vous réservez par leur biais, nous pouvons toucher une commission, sans surcoût pour vous. Cela ne modifie jamais nos informations sur les étapes, les distances ou le transport de bagages. (Civitatis) Comment le projet est financé

L’itinéraire

Le GR20 traverse la Corse le long de sa ligne de crête granitique, sur 180 km, de Calenzana dans les hauteurs au-dessus de Calvi jusqu’à Conca, à l’intérieur des terres depuis Porto-Vecchio. Il se divise à Vizzavona en une moitié nord accidentée et une moitié sud plus douce. Le balisage est la marque GR rouge et blanc classique française, généralement claire mais parfois peinte à même la roche nue lorsque le tracé du sentier n’est pas évident. Il a la réputation d’être l’itinéraire longue distance balisé le plus dur d’Europe, et les chiffres le confirment.

Environ 12 500 m de dénivelé positif concentrés sur 180 km en sont la raison. Le parcours traverse rarement en balcon ; il monte à un col, redescend à une bergerie, puis remonte. Le point culminant est la Brèche de Capitellu, à 2 225 m. Une grande partie de la surface est constituée de dalles de granit nues, de champs de blocs et de pierres meubles, et on utilise ses mains presque quotidiennement sur la moitié nord. Des chaînes et de courts passages câblés apparaissent à quelques endroits, et l’ancien Cirque de la Solitude a été remplacé par une variante passant par la Pointe des Éboulements depuis l’éboulement de 2015.

Quinze jours est le programme standard, treize une version soutenue, seize une version confortable. Des moyennes de 12 km par jour paraissent anodines et prennent pourtant six à huit heures : le Refuge de Carrozzu à Haut Asco ne fait que 6 km et engloutit une matinée entière, Calenzana au Refuge d’Ortu di u Piobbu fait 12 km pour environ 1 500 m de montée, et la dernière étape de Bavella à Conca fait 19 km. Beaucoup de marcheurs ne font que la moitié nord, de Calenzana à Vizzavona en huit ou neuf jours, ce qui constitue la version courte classique.

La saison de marche va de mi-juin à fin septembre. La neige subsiste dans les couloirs exposés au nord jusqu’à fin juin, et les passages des cols les plus hauts en début de saison peuvent demander de la prudence. Juillet et août apportent une météo stable, des refuges bondés et une chaleur bien réelle sur les étapes basses, avec des orages d’après-midi qui se forment au-dessus de la crête. Septembre est plus calme et plus frais, mais les sources d’eau sont à leur plus bas niveau et les services des refuges commencent à se réduire vers la fin du mois.

Les nuits se passent dans les refuges du Parc naturel régional de Corse, soit en dortoir, soit sous tente plantée sur la plateforme du refuge. Les places se réservent via le système du parc et, en juillet et août, se vendent bien à l’avance. Certains refuges proposent des repas, d’autres ne vendent que des produits de base, et les bergeries le long du parcours servent nourriture et fromage, souvent uniquement en espèces. Il n’y a aucun hôtel sur le parcours lui-même, à l’exception de Haut Asco, Vizzavona et Bavella.

C’est un itinéraire pour des marcheurs de montagne expérimentés, sûrs sur le rocher, à l’aise avec le vide et habitués à porter un sac lourd pendant deux semaines. C’est un mauvais premier itinéraire longue distance. Il ne convient pas non plus à ceux qui ont besoin d’un transfert de bagages, d’une chambre privée garantie ou d’une issue de secours fiable en milieu d’étape, l’accès routier n’apparaissant que tous les quelques jours. Les marcheurs qui veulent la montagne corse sans escalade se tournent généralement vers les itinéraires Mare a Mare ou Mare e Monti, qui traversent l’île à plus basse altitude.

Exemple d’étapes

Une répartition représentative, pas une prescription — la plupart des randonneurs ajustent les distances journalières à leur rythme, leurs jours de repos et la météo.

  1. Jour 1 Calenzana → Refuge d’Ortu di u Piobbu 12 km
  2. Jour 2 Refuge de Carrozzu → Haut Asco 6 km
  3. Jour 3 Haut Asco → Bergeries de Ballone 9 km
  4. Jour 4 Vizzavona → Bergeries d’E Capanelle 14 km
  5. Jour 5 Bavella → Conca 19 km
  6. Total de l’exemple 60 km

Notes pratiques

Ce qui change vraiment le déroulement d’une randonnée.

De l’escalade facile, pas seulement de la marche

La moitié nord implique un usage régulier des mains sur dalle et bloc de granit, avec de courts passages câblés. Le rocher mouillé est réellement glissant. Des semelles adhérentes, un sac qui ne tire pas vers l’arrière et une bonne tolérance au vide comptent plus que la vitesse.

L’eau demande de la planification

Les sources des refuges et des bergeries constituent les points d’eau fiables, et les ruisseaux de montagne se réduisent tout l’été jusqu’à disparaître pour certains fin août. Emportez deux à trois litres sur les longues étapes, et demandez à chaque gardien de refuge quelles sources coulent encore plus loin.

Les refuges se réservent via le parc

Aucun permis n’est nécessaire pour marcher, mais les places pour la nuit dans les refuges du Parc naturel régional de Corse se réservent et se paient à l’avance via le système du parc, et juillet-août se remplissent tôt. Les emplacements de tente sur les plateformes des refuges constituent une solution de repli, qui ne peut être tenue pour acquise.

Chaleur, foule et orages d’août

Août combine refuges pleins, températures élevées sur les étapes basses et orages d’après-midi sur les crêtes. Partir avant six heures, terminer en début d’après-midi et considérer une matinée chaude et calme comme un signal d’alerte est la pratique courante ici.

Vous portez votre nourriture

Le ravitaillement n’existe qu’aux endroits où une route rejoint le sentier : Haut Asco, Castel di Vergio, Vizzavona, Capanelle et Bavella. Entre ces points, on porte plusieurs jours de nourriture, ce qui explique pourquoi les sacs sur le GR20 sont plus lourds que sur tout itinéraire alpin comparable.

Aller et retour

Calvi est l’aéroport le plus proche du point de départ nord, à environ 20 km de Calenzana, avec un taxi qui met une demi-heure et une navette saisonnière pour les marcheurs. L’aéroport de Bastia et les ports de ferry de Bastia, Calvi, Ajaccio et Île-Rousse sont les alternatives, avec des traversées depuis Nice, Marseille, Toulon, Livourne et Savone. La plupart des marcheurs rejoignent Calenzana la veille au soir et dorment au gîte du village afin de partir à l’aube.

Conca est un petit village sans gare. Une navette locale le relie à Sainte-Lucie-de-Porto-Vecchio sur la route côtière, d’où des bus rejoignent Porto-Vecchio puis les aéroports de Figari et de Bastia. Prévoyez une journée de marge, car les fréquences de bus sur l’île sont modestes et les traversées en ferry sont saisonnières. Les marcheurs qui terminent la moitié nord à Vizzavona ont la tâche plus facile : la gare se trouve sur la ligne Ajaccio-Bastia.

Transfert de bagages sur cet itinéraire

Non disponible

Le transfert de bagages n’existe pas sur le GR20, car les refuges ne sont accessibles qu’à pied. On porte tout, y compris plusieurs jours de nourriture, un sac de couchage puisque la literie n’est pas fournie, et souvent une tente. Quelques points accessibles par route, Haut Asco, Castel di Vergio, Vizzavona, Capanelle et Bavella, permettent un dépôt de ravitaillement ou une consigne, ce qui constitue le plus proche équivalent d’un soutien logistique sur ce parcours.

Transfert de bagages

Sources officielles & cartes

Allez directement aux sources primaires. Nous renvoyons vers elles plutôt que de les republier, car ce sont ces pages qui restent à jour.

Les liens externes s’ouvrent dans un nouvel onglet. Nous ne contrôlons pas leur contenu.

Questions fréquentes

Le GR20 est-il vraiment l’itinéraire le plus dur d’Europe ?

Il est le plus dur des grands itinéraires longue distance balisés et connus. Environ 12 500 m de dénivelé sur 180 km, une escalade facile soutenue sur granit, des sacs lourds et des points d’échappement limités se combinent pour donner quelque chose de nettement plus dur que le Tour du Mont Blanc. Ce n’est pas de l’escalade technique, mais cela exige de l’expérience en montagne.

Combien de jours faut-il, et peut-on n’en marcher que la moitié ?

Quinze jours est la norme, treize en version rapide et seize en version confortable. Scinder le parcours à Vizzavona est courant et judicieux : la moitié nord depuis Calenzana prend huit ou neuf jours et concentre le terrain le plus dur et le plus spectaculaire, tandis que la moitié sud demande six ou sept jours et se montre plus clémente.

Faut-il réserver les refuges à l’avance ?

Pour juillet et août, oui. Les places en dortoir dans les refuges du parc se réservent et se paient via le système de réservation du Parc naturel régional de Corse, et les étapes prisées se vendent des semaines à l’avance. En dehors des semaines de pointe, il y a plus de souplesse, et une tente offre une solution de repli si un refuge est complet.

Faut-il une tente et un sac de couchage ?

Un sac de couchage, oui : les refuges ne fournissent pas de literie. Une tente est optionnelle mais utile, car planter sa tente sur une plateforme de refuge coûte moins cher qu’un lit en dortoir et vous couvre lorsque les places sont épuisées. Le camping sauvage en dehors des zones de refuge n’est pas autorisé dans le parc régional.

Quelle est la meilleure période pour marcher le GR20 ?

De mi-juin à fin septembre. Fin juin et début juillet peuvent encore présenter de la neige dans les couloirs à l’ombre sur la moitié nord. De mi-juillet à août, c’est la période la plus stable et la plus fréquentée, avec de la chaleur en bas. Septembre apporte une marche plus fraîche et plus calme, bien que les sources d’eau soient basses et les services en voie de réduction.

Le Cirque de la Solitude fait-il toujours partie du parcours ?

Non. Après un éboulement mortel en 2015, le Cirque de la Solitude a été fermé, et le tracé officiel passe désormais par la Pointe des Éboulements, avec une montée plus longue mais un danger objectif moindre. La journée reste exigeante. Certains guides et cartes plus anciens montrent encore l’ancienne variante.

Chiffres de planification · Révisé en 2026

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